Faire évoluer les services dans un cadre marocain lisible
Au Maroc, l’activité des radios et télévisions s’inscrit dans le cadre de la loi n° 77-03 relative à la communication audiovisuelle, des cahiers des charges et de la régulation assurée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA).
L’ARTI demande que les conditions d’évolution des services et les régimes publicitaires accompagnent les usages et les possibilités d’innovation, avec des procédures lisibles pour les opérateurs. Une entreprise doit pouvoir préparer l’évolution de ses programmes et de ses modes de diffusion en identifiant les obligations qui lui sont applicables.
Relier les règles aux conditions réelles d’exploitation
Les positions de l’ARTI portent sur les conditions d’édition et de distribution, les procédures d’évolution des services et l’accès aux environnements numériques. L’association défend des règles cohérentes avec l’activité exercée et les responsabilités de chacun, tout en maintenant les garanties du pluralisme et de la protection des publics.
Pour la FM, elle propose d’examiner les redevances de fréquences avec les charges d’installation, d’énergie, de liaison et de maintenance ainsi qu’avec les obligations de couverture. Pour les nouveaux accès, elle porte l’enjeu d’une présence identifiable et accessible des radios dans les interfaces connectées. Ces demandes relient l’évolution du cadre aux moyens nécessaires pour distribuer les programmes.
Soutenir une présence durable dans les territoires
La diffusion repose sur des installations, des liaisons, de l’énergie et de la maintenance. Ces moyens permettent aux programmes de rejoindre leurs publics et donnent une réalité à la présence territoriale des radios.
L’ARTI défend une appréciation des charges de diffusion et des redevances qui tienne compte des obligations des opérateurs, des investissements nécessaires et des conditions économiques du maintien des services.
La révision des redevances annoncée en 2018 illustre l’intérêt de prendre en considération les réalités économiques et démographiques des territoires dans les modalités de calcul. Cette dimension reste liée à la capacité des radios à maintenir et à améliorer leur distribution.
Préparer la complémentarité des modes de distribution
La FM et les environnements connectés répondent à des situations d’écoute différentes. Les choix de distribution doivent être appréciés à partir de l’accès des publics, de la qualité du service et de l’économie des opérateurs.
La réflexion sur la radio numérique terrestre demande notamment d’examiner le financement de la diffusion, la couverture, l’équipement des auditeurs, l’accès des radios et la coexistence avec la FM. L’ARTI souhaite que l’expérience des opérateurs privés contribue à ces choix.
Dans les interfaces connectées, la visibilité des marques et la facilité d’accès aux programmes constituent un enjeu complémentaire. Le projet Radioplayer Maroc et la participation à Radio Ready s’inscrivent dans cette attention portée à la place future de la radio.
